Quand une porte se ferme… 

Lancé il y a six années, la version maghrébine du site d’informations américain Huffpost, qui couvrait le Maroc, la Tunisie et l’Algérie, a annoncé sa décision d’arrêter de publier du contenu. La nouvelle fait mal et nos pensées vont vers nos confrères et consoeurs, car pour nous, c’est toujours triste d’annoncer, la disparition  d’un titre ou la fin d’un support média.

« A compter du 3 décembre, Huffpost Maghreb  cessera de publier du contenu », a annoncé l’édition maghrébine sur son site, invitant ses lecteurs à consulter la version américaine.

Aucune explication n’a été donnée publiquement à cette décision, « motivée par des raisons stratégiques », selon une note interne consultée par l’AFP. Elle intervient après une vague de licenciements en début d’année au sein de la maison mère, signe d’un modèle économique bousculé, entièrement basé sur la publicité. Le site d’informations en ligne, le HuffPost Maghreb a été lancé le 25 juin 2013 et couvre l’actualité trois pays du Maghreb: Tunisie, Algérie, Maroc. Comme son grand-frère américain (The HuffPost), le site propose l’essentiel de l’actualité du jour, des angles différents, mais aussi des tribunes et des blogs qui apportent un éclairage sur les informations du moment.

Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre !

Des librairies qui déposent le bilan , des salles de cinéma qui ferment boutique, un ministère de la Communication qui n’existe plus, fermeture de plusieurs publications, prolifération des sites  électroniques à scandale, des maisons de jeunesse dans un état déplorable, idem pour quelques théâtres, des bibliothèque municipales quasiment inexistantes dans les quartiers populaires, même son de cloche pour les maisons d’édition, c’est déplorable pour un pays comme le notre .Dans l’insouciance et le désintérêt de certains responsables politiques, qui continuent à ne pas porter  la culture dans leur stratégie sinon dans leur coeur tout simplement. Avec ce massacre de la culture à la tronçonneuse, certainement que la démocratie  va très mal.

Terminons cette humeur par une note bien agréable et ne voyons pas uniquement que les choses négatives. C’est cette « prolifération » des terrains de proximité  qui « poussent comme des  champignons » (pour une fois cette phrase résonne bien et prend de la valeur ) un peu partout dans les  grandes villes. A savoir, que sur les 12 km de la corniche de la capitale, s’étend plus de 10 structures, où des jeunes et moins jeunes squattent tous les jours et à n’importe quelle heure de la journée ces espaces. Accompagnés parfois par des jeunes de tout un quartier, venant donner la vie et l’ambiance à ces lieux qui un jour étaient squattés par des SDF .Un réel plaisir pour les yeux et un bonheur dans les coeurs.

Khira Arab ben-saïd