JCFA : le cinéma africain au féminin

La 6e édition des Journées cinématographiques de la femme africaine de l’image (JCFA) se tient du 2 au 7 mars 2020, à Ouagadougou. 34 films réalisés par des Africaines ainsi que 2 séries TV sont programmés. Parmi les réalisatrices présentes, la  réalisatrice marocaine Salma Barghach avec son film “Indigo”.

Organisées par le Fespaco et ses partenaires, en collaboration avec l’Institut supérieur de l’image et du son studio école, les Journées cinématographiques de la femme africaine de l’image (JCFA) 2020 traitent le thème  du Cinéma, genre et lutte contre les violences  faites aux femmes. « Cette 6e édition permettra d’évaluer quantitativement et qualitativement les productions filmiques existantes en lien avec le thème de la pré- sente session » expliquent les organisateurs .Dans quelle mesure les échanges et débats pourraient enrichir les cinéastes pour leurs productions futures? Le cinéma est-il un moyen pertinent de pression, pouvant influer la gouvernance des leaders de tous ordres ? Comment l’utiliser afin que son impact sur les masses puisse mettre définitivement débout les femmes, au bénéfice de leurs droits et de leur intégrité physique ?  Telles sont les questions cruciales auxquelles les festivaliers tenteront  de   répondre.  Cette biennale qui s’installe sur 6 jours est un hommage à toutes les femmes qui se battent pour le cinéma africain. Des réalisatrices, comédiennes, scénaristes  et  monteuses venues de plusieurs pays africains, certaines très connues soit à l’international soit au régional  présenteront leur film, documentaire ou court métrage. Elles sont du Burkina fasse , du Niger ,  de la Cote d’Ivoire , du Rwanda , du Bénin, du Togo ,  de la Guadeloupe, du Sénégal, de  l’Algérie et du Maroc. 

Marie Aouba, cinéaste monteuse primée !

Lors  de la cérémonie d’ouverture, un vibrant hommage a été rendu à Marie Jeanne Aouba/Kanyala, cinéaste monteuse, elle a reçu le trophée du festival. En plus des projections de films, conférence avec le thème principale, les violences faites aux femmes, au menu, des panels, des expositions, costumes de cinéma, exposition de matériel cinématographique et audiovisuel, ateliers de formation sur l’image, le son et le montage numérique, visite à une personnalité de la culture, panel sur les mécanismes de financement des productions cinématographiques et audiovisuelle. Les cinéphiles pourront échanger  avec les réalisatrices ou comédiennes présentes à l’issue des projections. 

Cartes blanches à lycéens

Cinq long métrages sont prévus en compétition dont le film « IndIgo » de la Marocaine « Selma Bargach, Maroc, 2018, « Desrances »  de Apolline Traoré, Burkina Faso, 2018, « Le Deuil » de Nathalie Tandia, Burkina Faso, 2019, « Le secret » de Lou Irie Prisca Zamble, Côte d’Ivoire 2019, « RésoLutIon » de Boris Oue et Marcel Sangne, Côte d’Ivoire, 2017.  Quatre jeunes garçons, tous lycéens ont reçu la carte blanche, lors de ce festival, pour présenter leur petite production, dans le cadre de la rubrique « Cartes blanches ». « BuuD DaaBo » »  de Aimé Raogo Zoundi  qui vient du Lycée Municipal Vénégré »,13 min, « La vIe en rose » deAbdoul N. Pafadnam, du Lycée Marien N’GOUABI, 13 min, « SonIa » de Sibiri Khaled Bambara du Lycée Bogodogo, 13 min, « WenDyam » de Toussaint F. Compaoré du Collège Saint J.B, 13 min.

Pour rappel, les journées cinématographiques de la femme africaine de l’image sont organisées par le Fespaco, le fameux festival du film africain. La 1 ère édition a été lancée  en 2010, ces journées  sont considérées comme la continuité du FESPACO.

Khira Arab ben-saïd