Humeur

Changez vos lois archaïques!

Le malaise des Marocains et Marocaines s’est exprimé en cette fin de journée du 2 octobre sur le devant du Parlement. Ce lieu où on est sensé se pratiquer la démocratie. Et Ils étaient très nombreux et nombreuses à répondre à l’appel des associations de la société civile, des mouvements féministes et des organisations de défense des droits humains pour un sit-in en soutien à la journaliste Hajar Raissouni. 

Par Khira Arab ben-saïd

Sentiments de dégoût et de colère« la puanteur nous envahi de partout, le pays n’a t-il pas mieux à faire que de condamner ses citoyens à de la prison ferme pour des relations sexuelles ? Les autorités n’ont rien à faire que fouiller dans nos chambres »  comme le dirait une citoyenne.

Et pourquoi les femmes de ce pays doivent-elles toujours se battre pour faire valoir leurs droits fondamentaux ? On nous rabat les oreilles que le pays est un pays de droits et d’institutions constitutionnelles et pourtant ce sont ces mêmes institutions qui sont des menaces pour nos droits. On est en 2019 et certainement que nous les citoyennes marocaines nous avons pour plusieurs années à se battre pour nos droits fondamentaux et pour mener le combat contre une discrimination dont nous sommes encore victimes.

Initiée par plusieurs associations dont l’Association marocaine des droits humains (AMDH), cette manifestation vise, selon ses organisateurs, à dénoncer les peines prononcées à l’encontre de la journaliste pour “avortement illégal” et “débauche”.

 

L’AMDH a relu à haute voix devant les citoyens , devant les caméras des journalistes nationaux et étrangers son communiqué collectif rendu public  que son action est “un geste de protestation contre les peines prononcées à l’encontre des personnes concernées par cette affaire, en plus d’être un soutien à la journaliste”.

Violence institutionnelle envers les femmes

Ce lundi 30 septembre sera « marqué au fer rouge »pour les droits de l’homme et du citoyen au Royaume Chérifien par cette condamnation injuste et rétrogrades.

Par des lois archaïques ,Hajar Raissouni et son fiancé Rifaât Al Aminea ont été  condamnés , à un an de prison ferme par le tribunal de première instance de Rabat pour “avortement illégal” et “relations sexuelles hors mariage”.

Le médecin ayant pratiqué l’avortement a, quant à lui, écopé de deux ans de prison ferme assortis d’une amende de 500 dirhams. Il a aussi été condamné à deux ans d’interdiction d’exercice de ses fonctions à partir de la fin de sa peine de prison. L’assistante a, pour sa part, été condamnée à 8 mois de prison avec sursis et l’anesthésiste à un an avec sursis

 

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