Fatna El Hamrit 

Pour la journée de la gratitude, Fatna El Hamrit a imaginé une exposition de grande envergure à Milan. 52 artistes de renommée y ont participé, mais aussi des amateurs au Maroc qui avaient été invités à poster leurs photos sur l’application theShukran sous l’hashtag #tswpc2019 #shukran.

Née à Skhirat, Fatna El Hamrlt s’est installée avec sa famille à Venise alors qu’elle avait à peine 3 ans. Mais elle garde des liens très forts avec son pays d’origine, sa culture et son histoire. Et c’est son amour pour le Maroc qui l’incite à créer, avec deux amies marocaines et trois italiens l’application “The Shukran”, un nouveau réseau social photographique né pour dire “merci”. “L’image de l’Islam et des Musulmans souffre de beaucoup de stéréotypes et de clichés réducteurs et négatifs. Nous avons voulu faire connaître la beauté de nos pays, de l’islam et de la culture marocaine et arabe, à travers des photos et des images qui mettent en avant l’art culinaire, l’architecture, les paysages… » L’idée de cette application a germé dans l’esprit des 6 jeunes en 2015, mais ce n’est qu’en octobre 2017 que l’application a vu le jour. Depuis “The Shukran” a été téléchargée plus de 500 000 fois, la plaçant dans le Top 50 des applications les plus utilisées dans le monde. Au Maroc, elle est en dixième position. « Je veux laisser une empreinte positive à travers ce monde qui devient commun, celui d’internet. Notre application invite à contribution toute personne qui veut faire valoir son identité et interagir avec les cultures avec lesquelles nous vivons« , explique Fatna. La jeune femme, aujourd’hui âgée de presque 30 ans, a délaissé son métier de médiatrice dans une entreprise d’architecture pour travailler à plein temps pour le développement de l’entreprise basée à Milan. “The Shukran n’est pas limitée aux Musulmans, mais vise le monde entier. C’est un réseau social créé en Italie où tout le monde peut poster des photos, des statuts et les comptes sont publics”, insiste Fatna qui espère que grâce à son application la perception négative vis-à-vis des Musulmans puisse changer. “L’application n’a pas pour but de véhiculer une “belle image” des Musulmans, mais c’est un moyen de véhiculer leur image réelle”, précise la jeune femme qui rêve de voir son application plébiscitée à 100% par les Marocains.