Rwanda : Un sommet pour promouvoir l’égalité des sexes

26 novembre 2019 0 Par Khadija Alaoui

L’Afrique accueille, du 25 au 27 novembre à Kigali au Rwanda, le Sommet mondial sur le genre, un événement qui vise à partager les meilleures pratiques et stimuler l’innovation afin d’accélérer les progrès en matière d’égalité des sexes. Un moment historique pour l’Afrique et le monde où les femmes seront au cœur du discours mondial, en tant qu’agents de changement

Le thème de cette 15ème édition du Sommet est  « Éliminer les obstacles à l’égalité des sexes ».Quels leviers le gouvernement rwandais a-t-il utilisé pour favoriser l’épanouissement des femmes dans son propre pays ? Quelles mesures particulières a-t-il prises et comment la question du genre a-t-elle été inscrite dans les programmes gouvernementaux ? Les réponses à ces interrogations constitueront autant de pistes de réflexion pour les participants au Sommet, délégations, chefs d’État, décideurs, représentants du monde universitaire et de la société civile,  qui mettra l’accent sur les moyens permettant de créer un environnement juridique, réglementaire et institutionnel propice à l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Ne pas laisser de côté la moitié des talents

Le Rwanda est un pays modèle en matière d’égalité entre les sexes : les femmes comptent pour plus de la moitié de la population rwandaise, occupent 40% des portefeuilles ministériels et représentent plus de 60% des députés. « Nous pensons que le Sommet sera l’occasion de partager les meilleures pratiques afin d’accélérer les progrès en matière d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes en Afrique et dans le monde », a déclaré Soline Nyirahabimana, ministre rwandaise du Genre et de la Promotion de la famille.

Plusieurs thématiques phares devraient dominer les débats au Sommet de Kigali, comme « la montée en puissance des financements innovants », « les mécanismes de promotion de la femme au sein de la société » ou encore « les contraintes qui affectent l’égalité des sexes ».

En septembre 2018, le président de la Banque africaine de développement, Adesina Akinwumi, avait alerté lors du lancement de la conférence FinDev Canada « Le statu quo ne peut plus durer.  Aucun pays ne peut véritablement aller de l’avant au 21ème siècle s’il laisse de côté la moitié de ses talents ».